French
German
 
Ajouter au carnet
'L'échec relatif de l'offensive allemande'
 
1 page(s) dans le carnet
 
 
 
 
 

L'échec relatif de l'offensive allemande

Le 4 août, l'armée allemande passe à l'attaque à l'ouest, viole la neutralité de la Belgique, ce qui précipite la Grande-Bretagne dans la guerre, et entre dans le nord de la France. À l'est, vis-à-vis de la Russie, elle reste, comme prévu, sur la défensive. Pendant cinq semaines, les journaux vibrent de communiqués de victoire: l'armée allemande s'avance vers Paris, l'armée française est proche de l'effondrement. Certes, à l'est, l'allié autrichien perd les deux tiers de la Galicie, la Prusse orientale est envahie et Königsberg est menacée par les Russes.

La bataille de la Marne, un échec pour les Allemands qui aura ruiné l'espoir d'une rapide victoire à l'ouest.

Source Internet [1]

La contre-attaque française de la Marne ruine l'espoir d'une rapide victoire à l'ouest; les Allemands ne saisissent pas immédiatement la portée de cet échec relatif (une victoire pour les Français) car il est masqué sur le terrain par deux données positives: à l'ouest, la carte de la guerre lui est très favorable puisqu'on se bat sur le sol français; à l'est, la victoire de Tannenberg remportée contre les Russes par le général Hindenburg libère la Prusse orientale et déplace la zone des combats en Pologne russe. Le héros de Tannenberg [2] , promu bientôt maréchal, devient "notre Hindenburg", Unser Hindenburg; sa popularité éclipse celle du Kaiser. Dans ce contexte, le chancelier Bethmann-Hollweg présente des buts de guerre avec un programme d'annexions territoriales qui esquisse une grande Allemagne étendue à l'est et à l'ouest. Du côté de l'Entente et des neutres, la perception de l'Allemagne, qui est l'agresseur, est négative: arrogance du Kaiser et des généraux, mépris du droit international ("le chiffon de papier" de Bethmann-Hollweg), crimes de guerre contre les civils commis gratuitement dans le nord de la France et en Belgique. Les Allemands, si fiers de leur Kultur, se conduisent comme des barbares indignes d'appartenir au monde civilisé.